dimanche 25 juin 2017

Balade en solitaire


Si je ne me trompe cela fait un an que je n’ai plus volé seul. Petite appréhension à me retrouver seul à 2 500 pieds, pourtant j’ai toutes les qualifications et les qualités pour, mais bon on ne se refait pas !

J’avais prévu un vol à Cambrai, mais le ciel étant un peu couvert à l'ouest, avec possibilité de pluie, je préfère aller vers le sud et retourner à Charleville, où je suis allé avec Robert le mois dernier. C’est pas trop loin, un petit aérodrome sympa, juste ce qu’il faut.

Pour être tout à fait à l’aise je fais le plein, ce qui me met un peu en retard, mais finalement je ne pars qu’avec quinze minutes de retard par rapport à l'heure indiquée sur mon plan de vol. Quelques turbulences mais rien de bien sérieux. Pas de problème avec les communications radio, d’abord Brussels Information, après avoir quitté Charleroi, et ensuite Paris Info. N’étant pas trop habitué à la phraséologie française, je communique en anglais. Comme les Français ne sont pas hyper doués en anglais, cela va aussi moins vite qu’en français ! Changement de code transpondeur... Pas de souci. Lorsque je les quitte ils me rappellent bien de ne pas oublier de clôturer mon plan de vol. Je le ferai, après avoir atterri en contactant le numéro de téléphone prévu à cet effet.

M'approchant de Charleville, j’essaie d’entrer en contact avec eux, mais comme la dernière fois : silence radio. Vu d'en haut, il n’y a pas l’air d’y avoir beaucoup d’activité sur le terrain, même aucune… Je fais un survol afin de vérifier dans l’aire à signaux si l’aérodrome est fermé, mais je ne vois pas de croix. Je m’intègre donc au circuit et exécute un atterrissage impeccable.

Au sol, je vois un des permanents, pas très causant au départ, mais il finira par m’ouvrir la buvette pour que je puisse prendre un coca et on papote un peu. Entre-temps, les portes du hangar se sont ouvertes et un ulm en est extrait. Dommage qu'il n'y ait pas plus d'activité.

Bon je me remets en route. Après le décollage, j’active mon plan de vol avec Paris Info. Je ne reste qu’une dizaine de minutes en contact avec eux. Ensuite, Brussels Information me demande de faire attention au largage de parachutistes au-dessus de Cerfontaine. Je leur confirme que je ferai attention et puis finalement cela me sort de la tête. Brussels Information me rappelle pour me signaler que la zone de largage est à midi, donc juste droit devant moi ! Je confirme que je me détourne.  Heureusement que j’ai Skydemon, cela facilite quand même considérablement la navigation surtout lorsqu’on s’écarte de l’itinéraire dessiné sur la carte. Prochaine fois il faudra vraiment que je veille à tracer une route qui ne passe pas trop près d'un aérodrome. Quelques secousses encore.

Je m’intègre à la CTR de Charleroi par Sierra Echo (le village de Presle)  après avoir écouté la météo. Tout se passe bien. Une fois que je rentre dans le circuit les choses se compliquent un peu en raison du trafic. La tour me demande de faire deux 360°. Je ne dois finalement en faire qu'un; en revanche  le contrôleur me demande de prolonger mon vent arrière, ce qui m’éloigne donc de la piste. Finalement je peux rejoindre la base et la finale mais je me trouve assez loin de la piste. Un Ryanair étant prêt au départ, le contrôleur me demande si je peux réduire ma vitesse au minimum compte tenu de la marge de sécurité afin que le Ryanair puisse s’engager sur la piste et décoller avant que moi je me pose. Un peu stressant tout ça… j’hésite… je comprends maintenant pourquoi on fait du « slow flight », je réponds enfin « affirm » et réduis ma vitesse tout en sortant un deuxième cran de flaps. Je sue mais contrôle bien mon vol lent... Il va enfin s’engager sur la piste et décoller le Boeing 737 ? La tour lui demande d'ailleurs de se dépêcher: "Ryanair expedite!". Il s’exécute et la piste se libère enfin. "Oscar November India, cleared to land, thanks for your cooperation". Je me pose en douceur. J’ai la gorge sèche mais j’ai beaucoup aimé d’être confronté à une nouvelle situation.    

Superbe balade donc avec des enseignements et des mises en situation.

  

samedi 20 mai 2017

Charleville Mézières


La pluie au départ de Charleroi
Rien de tel qu'une petite escapade pas trop loin pour garder la forme. Charleville Mézières est un aérodrome sympa à une bonne demi heure de vol de Charleroi. L'idéal pour pratiquer les vols internationaux, qui exigent l'introduction d'un plan de vol. Par ailleurs, en France, de nombreux aérodromes sont "French only" et pour nous qui en Belgique devons utiliser l'anglais, cela nous permet de nous familiariser avec les communications radio en français.

Les lacs de l'Eau d'Heure
Robert est aux commandes pour l'aller. C'est la deuxième fois que nous volons ensemble et nous formons une excellente équipe. Pas le moindre stress, le plaisir de voler partagé. Décollage parfait sous la pluie mais celle-ci s'interrompra très vite. A l'approche de Charleville je me charge de la radio  Robert n'étant pas encore trop à l'aise en français. Etrangement nous n'arrivons pas à entrer en contact avec l'aérodrome. Bizarre. Nous observons pourtant que le hangar est ouvert. Pas de croix interdisant l'atterrissage. Nous allons donc atterrir. Je continue toutefois à annoncer nos positions au cas ou d'autres avions seraient dans la zone et nous entendraient eux. Nous arrivons un peu haut et Robert décide très adéquatement de remettre les gaz et de faire un go-around parfaitement maîtrisé. Nous nous posons et nous rendons rapidement au bureau de piste pour régler la taxe d'atterrissage et demander ce qui se passe avec la radio. Bonne surprise, l'atterrissage est gratuit! Pas comme en Belgique ou aux Pays-Bas... Côté radio, ils doivent avoir un problème. Ils nous ont brièvement entendu mais ensuite plus rien. Nous n'avions aucun problème avec Paris Info, la faille est donc de leur côté.

Notre Piper Tomahawk à Charleville Mézière  
Malheureusement nous n'avons pas le temps de nous désaltérer car,  à Charleroi, un élève pilote et son instructeur nous attendent dans une bonne demi heure pour des touch and goes. A mon, tour d'occuper le siège de gauche. Avant d'embarquer je fais la visite extérieure. Tout est OK. Allumage du moteur, test moteur et je dirige le Piper Tomahawk vers la piste. Toujours pas de réponse radio de la tour. Nous nous engageons sur la 29, plein moteur, rotation à 60 noeuds, décollage et, après une demi heure de vol avec quelques turbulences, nous atterrissons sans encombres à Charleroi.

Flying is great fun...


samedi 4 février 2017

Non je n'ai pas arrêté de voler!

Sylvaine, ma première passagère.
Cela fait un petit temps que je n’avais plus alimenté mon blog. Depuis l’obtention de ma licence en fait. Pourtant je n’ai pas arrêté de voler. Après les vacances j’ai fait un vol en solitaire au cours duquel j’ai pu me familiariser avec la pratique de SkyDemon, une petite merveille pour préparer et exécuter ses vols. Ma première passagère fut Sylvaine, une passagère extraordinaire, pas stressée pour un sou. Nous avons survolé Notre Dame de Halle, le Lion de Waterloo, Namur, Dinant. Une balade bien agréable. J’ai également volé à Saint-Trond avec Robert, qui a décroché sa licence une semaine avant moi. C’est particulièrement agréable de voler avec un autre pilote et aussi d’occuper le siège droit, ce qui ne m’était pas encore arrivé. Malheureusement, pour cause de mauvaise météo nous avons dû annuler notre vol à Reims, en Champagne, mais ce n’est que partie remise. Et enfin je me suis mis à la qualification sur PA-28 moteur diesel. 

Aujourd’hui précisément je devais effectuer mon dernier vol avec Fred : panneaux , atterrissage en campagne. La météo n’étant pas terrible Fred annule mais finalement comme je me suis déplacé jusqu’à Charleroi je vole avec Cédric. Je décide d’aller à Saint Ghislain afin d'exécuter des atterrissages sur piste courte et pratiquer un peu la navigation avec les instruments du glass cockpit avec lesquels j’ai encore un peu de mal.     


Saint-Ghislain (EBSG)
Vol super. Les atterrissages se passent bien, hormis un toucher sur la roue avant mais sans la massacrer et je me suis pas mal familiarisé avec certaines des possibilités qu’offre le GPS. Je remets cela la semaine prochaine.